Tant que vivray

Sur un texte de Clément Marot :

Tant que vivray en age florissant,
Je serviray Amour le dieu puissant,
En faictz en dictz, en chansons et accords.
Par plusieurs jours m’a tenu languissant,
Mais après dueil m’a faict resjouissant,
Car j’ay l’amour de la belle au gent corps.
Son alliance, c’est ma fiance,
Son coeur est mien, le mien est sien:
Fi de tristesse! Vive liesse,
puisqu’en amours a tant de bien!

Quand je la veulx servir et honorer,
Quand par escriptz vault son nom decorer,
Quand je la veoy et visite souvent,
Les envieux n’en font que murmurer,
Mais nostre amour n’en saurait moins durer,
Autant ou plus en emporte le vent.
Maulgré envie toute ma vie
Je l’aimerai et chanterai:
c’est la première, c’est la dernière,
que j’ai servie et serviray.

La chanson de Sermisy a été publiée par Pierre Attaignant en 1528 [Trente et sept chansons musicales a quatre parties nouvellement et correctement imprimées a Paris par Pierre Attaingnant demourant à la rue de la Harpe pres l’eglise saint Cosme].

La partition est ici : Tant que vivrai (2003 Jean-Luc Roth).

La blanche est à environ 90, si vous voulez régler votre métronome 😉
Pour travailler :

Je n’ai pas trouvé d’interprétation vocale a cappella convaincante ;-(

Version instrumentale :

Version au luth d’après les tablatures d’Attaignant :

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